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9. MIEUX COMPRENDRE LA CHUTE DES CHEVEUX

Au printemps et à l'automne, nos cheveux se renouvellent en nombre et il est fréquent d'en perdre plus.

En vieillissant, le ralentissement normal de notre organisme a pour résultat de ne plus remplacer la totalité des cheveux morts que nous perdons.

La chute des cheveux pathologique est appelée alopécie.

Elle signifie que nous sommes en train de perdre nos cheveux et n'a rien à voir avec la calvitie qui désigne le stade final de l'alopécie où tous les cheveux sont tombés sans espoir de repousse.

La chute massive est due à la sécrétion anomale des hormones androgènes qui traumatisent le cheveu.

La variation des sécrétions hormonales masculines : la testostérone (sécrétée par les testicules), la déhydroépiandrostérone et l'androstènédione qui en sont dérivés, anormalement actives sont les grands responsables et nous le reverrons.

Les causes non définitives sont par contre très nombreuses :

Une maladie infectieuse : la grippe, les affections à streptocoques, la mononucléose peuvent entraîner des alopécies sans conséquence à long terme. La santé rétablie, les cheveux repoussent.

Une intoxication, l'ingestion de champignons toxiques, la prise accidentelle de médicaments toxiques ou l'association de médicaments incompatibles comme l'ingestion accidentelle de produits nettoyants ont le même effet.

Un mauvais traitement capillaire : décoloration ou permanente mal maîtrisées, effectuées par des personnes incompétentes peuvent aussi être en cause.

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Un accouchement : il a en effet été constaté que les femmes perdent leurs cheveux environ deux mois après la fin de leur grossesse, alors qu'à l'accouchement, l'interruption des flux déclenche habituellement une perte des cheveux massive et momentanée.

La prise de médicaments antimitotiques est responsable d'une chute spectaculaire parce que totale des cheveux chez les patients qui subissent une chimiothérapie dans le cadre du traitement contre le cancer.

Mal irrigué, le cuir chevelu peut ne plus alimenter le cheveu qui finit par mourir.

Et il faut se méfier de la carence en acides aminés essentiels puisque la kératine a un besoin vital d'acides aminés essentiels, en particulier de la cystine et aussi d'oligo-éléments.

Le praticien, avant toute décision thérapeutique, devra apprécier, par l'interrogatoire :

- l'âge et les circonstances de survenue : acquise ou congénitale

- le mode d'apparition : aigu ou chronique ;

- les antécédents personnels en particulier endocrinologiques (thyroïde, cycle menstruel) et d'éventuelles carences (régime alimentaire, pathologie associée, saignements) ;

- les antécédents familiaux d'alopécie androgénogénétique (qui peut s'ajouter à une autre cause d'alopécie) ;

- les prises médicamenteuses ;

- les traitements déjà reçus pour l'alopécie ;

- les habitudes cosmétiques (défrisage, traction, coloration) ainsi que leur fréquence

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