|
|
|
|
|
6. MIEUX CONNAÎTRE LA KÉRATINE
Le bulbe pileux doit prélever au niveau de la papille dermique sur laquelle il repose, les nutriments qui lui sont nécessaires pour nourrir les cellules basales qui se multiplient à son niveau pour progressivement construire le cheveu que l'on verra ascensionner dans le follicule pileux, cavité d'origine épidermique implantée profondément dans le derme dont il est séparé par une membrane qu'aucune cellule épithéliale ne saurait franchir.
Ses cellules germinales ont besoin , comme nous le signalons dans le chapitre consacré à la diététique , de glucides , de corps gras , de minéraux et surtout de certains acides aminés soufrés qui interviendront dans la création de fibres de kératine .
L'alimentation doit donc fournir du lait, de la viande, du poisson et des protéines végétales contenant du cuivre, du zinc et du soufre, et qui apporteront de la cystéine, du tryptophane et de la méthionine.
Les cellules produites par le bulbe suivent la même évolution que les cellules de l'épithélium cutané.
Elles seront repoussées vers la surface par des cellules plus jeunes ; elles perdront leur noyau, se déshydrateront, mais au lieu de devenir plates et de se recouvrir les unes les autres comme les cellules de la couche cornée, elles utiliseront la kératine dont elles deviennent porteuses pour l'organiser en filaments unis les uns aux autres de façon bien particulière.
La kératine est en effet une protéine formée d'un enchaînement d'acides aminés disposés en fibrilles parallèles unies entre elle par des sortes de ponts.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Certains sont fragiles et hydrosolubles, ce qui explique que l'on puisse donner aux cheveux des formes variées lorsqu'on les mouille les liaisons se dissolvant alors, se reconstituant autrement puis reprenant à la longue leurs attaches antérieures.
On les appelle des ponts hydrogénés.
La deuxième variété de ponts ou ponts soufrés est beaucoup plus solide et donnera au cheveu ses formes et ses directions définitives qui se maintiendront aussi longtemps que l'on ne traitera pas le cheveu avec des solutions oxydantes et agressives.
Tout désir de modifier l'agencement des cheveux de façon durable, comme cela est fait dans une permanente, passe par le mordançage de ces liaisons que le coiffeur détruit dans un 1er temps volontairement avant de les reconstituer avec des substances réductrices soufrées qu'il agencera de façon différente.
On obtient ainsi un remodelage du cheveu avec le danger de le fragiliser pendant longtemps si les dosages des produits utilisés sont trop élevés.
Le cheveu est encore imprégné de sébum qui s'insinue entre les fibres de kératine, en augmente la cohésion et lui donne son aspect brillant et lustré.
On trouve encore dans les cheveux une répartition assez semblable à celle qui existe dans le sang de différents minéraux, de sorte que leur dosage dans le cheveu, effectué par des laboratoires spécialisés, donne une idée assez exacte de l'état de santé générale
Le cheveu est donc à la fois un ornement, un protecteur contre les incidences climatiques et un observatoire de la santé.
|
|
|
|
|
|
|
|