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On obtient la proportion des cheveux en activité, par rapport aux cheveux arrêtés ou aux cheveux sur le point de tomber. Le pronostic est mauvais si le taux des cheveux télogènes dépasse 20% et que le rapport des cheveux anagènes sur les cheveux télogènes est inférieur à 3 sur 5, alors que dans les conditions normales il est de 4 sur 5.
On décèle ainsi une calvitie en cours d'évolution, par raccourcissement du cycle pilaire. Un examen au Doppler du cuir chevelu est à ce stade indispensable pour étudier la microcirculation et remédier à toute mauvaise vascularisation même si on a choisi avec le patient d'utiliser des greffes capillaires.
Ce trichogramme est un excellent moyen de diagnostic et pourra être répété dans les alopécies dites banales pour en surveiller l'évolution.
Il est inutile de le reprendre dans la calvitie commune, toujours rebelle aux traitements médicaux, même si ces derniers ont pu en retarder quelque peu l'évolution.
Signalons que chez la femme et chez l'enfant le pourcentage de cheveux en phase anagène est un peu plus important que chez l'homme.
Le photo-trichogramme
Le principe en est un peu différent. Après rasage d'un centimètre carré de cuir chevelu non lavé au préalable, des photos macroscopiques sont prises.
Cinq jours plus tard, des clichés comparatifs dans les mêmes conditions d'éclairage et au même grossissement permettront de juger du pourcentage de repousse, une fois les cheveux lavés
On peut également revoir la situation après 1 mois, de manière à avoir une idée plus précise de la vitesse de repousse. On évalue ainsi le nombre de cheveux anagènes qui entre temps auront poussé de 1 ou 2 mm et des cheveux télogènes qui auront disparu, emportés par le shampooing ou qui simplement n'auront pas poussé.
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On peut ainsi apprécier l'implantation des cheveux dont il sera tenu compte si une situation chirurgicale est envisagée.
Le tractiophototrichogramme marie une traction douce mais insistante sur une zone bien repérée à la macrophotographie qui ne sera faite que lorsque les cheveux télogènes dont morts auront été retirés.
On apprécie ainsi la densité des cheveux anagènes par centimètre carré.
Citons encore :
L'examen du cheveu au microscope utilisé en cas de fragilité anormale du cheveu pouvant faire suspecter une infection fongique, bactérienne ou virale
L'analyse du cheveu en laboratoire qui étudiera les anomalies héréditaires de la composition des protéines du cheveu, en fait essentiellement la kératine, ainsi que les altérations diverses d'origine variée
La biopsie du cuir chevelu qui permet d'obtenir des informations complémentaires quant à la cause de la rupture du cheveu, en cas de perte anormale.
Ces examens permettent de rattacher la perte des cheveux à des causes précises qu'il convient de rappeler :
- la calvitie androgénétique qui atteint en France près de 10 millions de sujets
- le stress suite à un accouchement, une anesthésie générale, un état dépressif ou une infection très fébrile
- une cause toxique médicamenteuse, les antis inflammatoires, les antis coagulants, les antibiotiques et les médications anti cancéreuses étant les plus fréquentes
- toutes sortes de troubles métaboliques qu'il s'agisse d'un diabète mal équilibré, d'hyperthyroïdie ou d'une diététique inappropriée
Et enfin des causes externes relatives à des soins propres des cheveux inadaptés.
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