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5. MIEUX CONNAITRE LE CHEVEU

Devant une inquiétude justifiée par une perte anormale de cheveux, une consultation médicale s'impose car le praticien dispose d'examens complémentaires pour faire un bilan général et capillaire et prendre à bon escient les décisions exigées par la situation

Il aura donc recours, pour ce qui est du cuir chevelu, suivant les circonstances au trichogramme, à la photo trichogramme, à l'analyse du cheveu au microscope et même à la biopsie du cuir chevelu….

Il saura toutefois demander au préalable simplement au patient de compter ses cheveux tombés, en lui rappelant que dans la plupart des alopécies, à chaque cheveu qui tombe correspond un cheveu souterrain qui finira par poindre assez rapidement à la surface du cuir chevelu et que le chiffre de 50 par jour est encore tolérable

Il fera cependant appel systématiquement à un bilan biologique à la recherche d'un diabète, d'un dysfonctionnement hépatique ou rénal ou encore d'une anémie ou d'une infection latente avec son cortège de carences.

S'il est perfectionniste, il demandera des dosages hormonaux, toujours difficiles à interpréter et qui apportent rarement à eux seuls une explication pertinente.

Il sera parfois orienté par le mode de vie du patient vers un examen toxicologique préalable.

Toutes les substances actives qui pénètrent dans l'organisme, finissent par arriver au niveau du bulbe pileux et s'incorporent sans difficulté à la kératine du cheveu qui pousse.

On peut ainsi découvrir une overdose de médicaments, de drogues et de toxiques divers responsables de la fragilité du cheveu.

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La technique en laboratoire spécialisé passe par la neutralisation d'une mèche de cheveux par de l'acide chlorhydrique, qui laisse intactes les substances recherchées.

On dose ainsi aussi bien le calcium, le magnésium, le fer, le zinc que des minéraux toxiques comme le plomb, le mercure et même l'arsenic.

Le médecin peut alors s'orienter vers une complémentation ou une correction adaptée, en tenant compte du fait que les dosages effectués au niveau du bulbe traduisent une perturbation récente alors que ceux de la pointe de la tige correspondent forcément à une intoxination plus ancienne.

La traction du cheveu doit être la 1ère méthode employée, elle consiste sur un cuir chevelu qui n'a pas été lavé depuis trois jours, d'exercer une traction douce entre le pouce et l'index de mèches de cheveux situées à différents endroits (zone frontale, zone temporale, zone occipitale ou zone pariétale)

Il y a anomalie lorsque chaque traction ramène plus de 2 cheveux. Des examens plus approfondis deviennent alors nécessaires.

Le trichogramme.

Sur un cuir chevelu non lavé depuis 3 à 4 jours, une cinquantaine de cheveux sont prélevés en divers endroits du cuir chevelu.

Une fois prélevés, les bulbes et les tiges de ces cheveux sont examinés au microscope pour déterminer des anomalies comme on en trouve dans la pelade ou dans les alopécies d'origine toxique, médicamenteuse ou infectieuse.

On calcule ensuite le pourcentage de cheveux aux trois phases du cycle, anagène, catagène ou télogène.

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