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Ce film contient des graisses en provenance des glandes sébacées annexées aux poils et aux cheveux et des glandes sudoripares qui sécrètent de l'eau riche en sels minéraux indispensables au bon fonctionnement des enzymes, intermédiaires obligés de tout métabolisme organique.

De surcroît, ce film maintient l'acidité cutanée, joue un rôle de barrière contre les agressions externes, permet de lutter contre la sécheresse ou contre les excès d'humidification en conservant une hydratation équilibrée de la couche la plus superficielle de la peau ou couche cornée

On décrit à la peau trois couches superposées bien différenciées, de la profondeur à la surface, l'hypoderme, le derme et l 'épithélium.

1) L'hypoderme est un tissu de soutien qui relie le derme sus jacent aux organes profonds.

Il est formé de tissu lâche, conjonctif, parcouru par des fibres élastiques et riches de cellules adipeuses groupées en lobules séparées par des cloisons fibreuses.

Il est parcouru par des vaisseaux artériels, veineux et lymphatiques et contient des terminaisons nerveuses organisées pour apporter des sensations de froid ou de chaud.

Il présente deux grandes fonctions :

  • il a un rôle mécanique d'amortissement
  • il intervient dans la thermogénèse
  • il contient la réserve énergétique de secours de l'organisme et est capable, en cas de besoin , de mobiliser rapidement les graisses qu'il contient

    2) Le derme est quant à lui, un élément de soutien et de nutrition générale pour l'épithélium qui ne contient aucun vaisseau, et pour ses annexes, cheveu ongle ou poil.

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    Il est très hydrophile et contient environ 30 % de l'eau totale du corps.

    Il comporte deux parties :
  • une partie profonde constituée de fibres réticulaires qui s'entrecroisent, qu'elles soient faites de collagène ou de l'élastine produites par les cellules conjonctives locales

  • une partie superficielle dite papillaire, d'aspect vallonné, dans laquelle se terminent les artérioles qui se transforment à ce niveau en capillaires perméables à travers lesquels transitent tous les nutriments de faible poids moléculaire provenant de la digestion et destinés à alimenter les cellules locales et le sérum qui les contient riche de minéraux et de vitamines diverses.

  • Les déchets locaux sont drainés au niveau de ces papilles dermiques par les capillaires veineux qui les conduisent vers les émonctoires et les capillaires lymphatiques chargés de recueillir les grosses molécules devenues inutiles.

    La peau, comme celle du cuir chevelu et d'ailleurs, doit à la bonne hydratation du derme, toute sa vitalité et cet aspect velouté et pneumatique que la main qui caresse doit s'efforcer de retrouver ou d'obtenir.

    3) L'épiderme a une morphologie beaucoup plus complexe.

    Une membrane le sépare du derme et est recouverte de grosses cellules hyperactives qui se multiplient à très grande vitesse et que l'on appelle les kératinocytes

    Elles ont donc un grand besoin de nutriments et sont entièrement dépendantes des vaisseaux parcourant le derme, puisque l'épithélium ( nom du tissu constituant l'épiderme ) n'est absolument pas vascularisé , ne contient aucun vaisseau, et n'est l'objet d'aucun courant circulatoire.

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