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3. LA PEAU ET LE CHEVEU AU MICROSCOPE
Connaître de façon approfondie, les tissus sur lesquels on est amené à intervenir, permet souvent de mieux choisir les produits que l'on va utiliser ou la méthode la plus performante pour obtenir un résultat qui ne décevra pas.
La plupart des médecins plasticiens, sauf le dermatologue, n'attachent à l'aspect de la peau, qu'une importance relative et se contentent de réaliser leur acte technique prévu, sans jamais donner de conseil cosmétique ou diététique indispensable.
De ce fait, par exemple, peau grasse et peau sèche ne doivent pas bénéficier des mêmes soins et de la même surveillance
De toute façon, il est inconcevable de se contenter, par exemple, de faire des injections sous-cutanées intradermiques antirides ou anti chute de cheveu quand il s'agit du cuir chevelu, sans conseiller aux patients ou patientes la gamme de produits de soins et d'hygiène locale la mieux adaptée à leur tissu. Produits qu'ils devront utiliser par la suite pour leur plaisir mais aussi pour que les tissus sur lequel on aura travaillé résiste mieux aux pollutions avoisinantes.
On comprend donc mieux les fonctions et les besoins de la peau et de ses annexes lorsqu'on en étudie la composition et que l'on l'examine au microscope.
La peau contient :
- de l'eau qui représente 70% de son poids ; c'est l'hypoderme, sa couche la plus profonde qui en contient le plus
- des sels minéraux en quantité variable, aussi bien des métaux comme le zinc, le fer, le cuivre, le calcium ou le potassium que des métalloïdes tels le soufre, le phosphore ou l'iode
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- des glucides sous forme libre comme le glucose ou complexe comme le glycogène ou l'amidon
- des protides sous la forme d'acides aminés simples (tyrosine, proline, cystine, valine …) ou de grosses molécules comme le collagène, l'élastine, la kératine, la mélanine, des acides nucléiques (ARN, ADN), des enzymes
- des lipides tels les phospholipides, les acides gras saturés ou insaturés, le cholestérol, les triglycérides ou des prostaglandines, dont nous aurons l'occasion de voir l'intérêt particulier dans l'immunité de la peau et la qualité de ses membranes.
Notre peau, qu'il s'agisse du cuir chevelu ou de la peau du visage ou de toute autre partie du corps supporte de nombreux germes microbiens dont certains sont présents de façon permanente sans être dangereux, on les appelle germes saprophytes et d'autres occasionnels dangereux, à l'origine d'affections plus ou moins graves, dits pathogènes.
De façon générale, les deux flores se maintiennent en équilibre et sont localisées surtout dans la partie la plus superficielle de l'épiderme ou la partie la plus profonde des entonnoirs des poils et des cheveux ou entonnoirs folliculaires.
De ce fait, toute intervention sur le cheveu doit se faire avec la plus grande asepsie pour ne pas créer de déséquilibre et ne pas autoriser certains germes à se développer sans contrepartie.
Il reste les champignons comme le candida albicans sur lesquels les antibiotiques n'ont aucune prise, et qui se voient surtout en cas de manque d'hygiène locale ou d'erreurs alimentaires sévères qui modifient l'acidité normale de la peau dont on sait le rôle défensif efficace.
La peau est protégée par ailleurs par une sorte de film hydrolipidique qui vient recouvrir sa surface et se renouvelle sans interruption.
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