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On obtenait alors de gros greffons cylindriques de 4 mm de diamètre contenant jusqu'à 20 bulbes chacun !

Ces gros greffons étaient alors réimplantés dans des gros trous préalablement percés dans la peau de la zone chauve, qui ensuite étaient suturés pour ne pas laisser les greffes s'échapper.

Cette technique toujours douloureuse, laissait de vilaines cicatrices rondes à l'arrière et sur le côté de la tête mais en plus de grosses croûtes étaient visibles pendant plusieurs semaines sur la tête

Le résultat, nous l'avons dit, était loin d'être esthétique puisque les cheveux repoussaient par grosses touffes nettement séparées les unes des autres et bien visibles par l'entourage.

C'est la raison pour laquelle la greffe de cheveux a souffert d'une mauvaise réputation pendant de nombreuses années.

Par ailleurs, les sutures latérales restaient visibles très longtemps, parce que beaucoup plus difficiles à masquer et pouvaient même devenir chéloïde, douloureuses et inflammatoires, ce qui était très rarement le cas pour la zone occipitale, beaucoup plus souple et un peu moins vascularisée.

On ne greffait autrefois que 300 à 400 cheveux à la fois. Il fallait donc prévoir plusieurs séances séparées par des intervalles de deux mois pour remplir la zone dégarnie, sans pour autant obtenir jamais un résultat satisfaisant.

C'est pendant le changement de position du patient que de petits malaises peuvent survenir , que l'on vérifiera très facilement puisqu'en plus du matériel déjà mentionné en salle d'opération , on y trouve un cardioscope qui sert à surveiller le rythme et la fréquence cardiaque , un défibrillateur que l'on peut faire intervenir en urgence s'il survient des troubles de rythme brutaux , de toute façon un oxymètre pour détecter l'oxygénation du patient et des ballons d'oxygène branchés dès le départ.

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Certains chirurgiens, mais ce n'est pas notre cas, préfèrent laisser pendant toute la séance, le patient couché sur le ventre, la tête introduite dans une sorte de casque feutré doux ; la position est peut être confortable pour le praticien mais dans la majorité des cas, elle est ressentie comme agressive par le patient, à moins que l'équipe ait la chance de voir ce client s'endormir très vite et donc ne plus songer à se plaindre

Quand tout est prêt , on entre dans la phase de pose des greffons et il semble important , avant de commencer, de redire au patient le temps que durera ce qu'on envisage de lui faire … et de vérifier avec lui encore une fois le tracé de la ligne antérieure et des zones qui ont besoin des greffes, tracés que l'on renforcera encore avec le crayon dermographique avant de re -désinfecter .

Des photographies à ce stade sont indispensables pour permettre - dans le temps - des comparaisons utiles.

En fait , tout dépend du nombre de collaboratrices chargées de préparer les greffons à partir du lambeau donneur , si on décide de ne pas utiliser le Hairtome , de maniement difficile et qui demande bien souvent quand on l'applique sur les lambeaux , une adresse d'équilibriste

En règle générale, nous travaillons avec trois collaboratrices et il nous est donc possible chaque heure de poser un minimum de 350 greffons.

La moyenne de 1500 greffons généralement utile et proposée le plus souvent demande donc de 3 à 4 heures de patience au candidat à la greffe à qui il faut offrir des conditions de confort et d'agrément indispensables.

Il est bien entendu que la micro transplantation d'unités folliculaires (soit 1 à 3 cheveux par transplant) est de loin la technique la plus élégante pour le patient, ces unités folliculaires pouvant parfaitement être préparées par les collaboratrices du chirurgien et prises sur le lambeau cutané occipital retiré.

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