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23. TECHNIQUE OPÉRATOIRE
En chirurgie viscérale, comme en chirurgie capillaire ou vasculaire, c'est rarement l'habileté du chirurgien qui est mise en cause.
Dans la majorité des cas, ce chirurgien est tributaire des instruments que l'on met à sa disposition et dont il apprend à se servir comme le simple citoyen d'un téléphone portable ou d'un ordinateur.
Le seul mot à connaître est le mot punch que l'on retrouve dans toutes les publications médicales traitant de la greffe des cheveux.
Il est toujours le même, mais sa taille a évolué, ce qui permet maintenant de proposer aux patients des nouvelles façons de faire, élégantes, efficaces et plus agréables encore que précédemment.
Un punch est en fait un trépan ou encore un emporte pièce, c'est à dire un petit tube métallique dont une des extrémités est très aiguisée.
Son application sur le cuir chevelu associée à un petit mouvement de rotation permet le prélèvement d'un fragment de tissu pour analyse quand un dermatologue l'utilise à des fins diagnostiques.
Suivant sa taille, il prélèvera dans le cuir chevelu des carottes de 10 à 15 cheveux. Il présente alors un diamètre de 3 à 4 mm et est responsable des nombreux champs de poireaux que les traitements chirurgicaux anciens de la calvitie avaient fait germer.
Lorsque le diamètre est seulement de 0,75 mm à 1 mm, il réussit à n'extraire qu'un follicule, c'est à dire un ou deux cheveux complets que l'on peut alors implanter directement sans passer pour une découpe préalable.
Cette façon de faire imaginée par les anglo saxons s'appelle le FUE et chaque chirurgien capillaire le propose de principe à ses clients , à qui il est aisé alors de faire comprendre qu'en prélevant les cheveux un par un , on n'a plus besoin de découper une bandelette dans la région occipitale et qu'on évite ainsi parfois de gros troubles de cicatrisation ( cheloïde ).
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Le chirurgien mérite des félicitations quand il utilise cette méthode parce qu'elle est particulièrement pénible et prend beaucoup plus de temps que la méthode aux bandelettes , qu'elle ne permet pas en 5 à 6 heures d'implanter plus de 1000 à 1500 cheveux , ce qui est peu et qu'elle n'autorise aucun dérapage dans l'ajustement d'une séries de lignes et d'arrières lignes frontales par exemple, lignes pour laquelle elle est le plus indiquée.
Par ailleurs, on insiste quand il s'agit de greffons, sur le besoin d'une définition précise des termes employés.
Ainsi, on admet que la minigreffe large contient de 6 à 12 cheveux ; que la minigreffe moyenne en contient de 5 à 8 et que la petite minigreffe n'en a plus que de 3 à 5, alors que la micro greffe n'en renferme que 1 à 4.
L'unité folliculaire dont il est sans cesse question dans la FUE correspond à une découverte histologique récente. Jusqu'alors chaque follicule pileux contenait un seul cheveu et chaque cheveu avait son indépendance et se développait à son propre rythme sans tenir compte de ses voisins..
Des observations plus attentives ont permis de constater que les cheveux émergeaient toujours par groupes de 1 à 4 cheveux, dont le développement restait parallèle tout au long de leur cycle.
On a donné le nom d' "unité folliculaire" à ces groupes et de façon générale le punch de tout petit diamètre retire à chaque fois non un follicule mais une unité folliculaire que l'on évite de diviser et que l'on greffe donc entière dans les trous récepteurs créés dans les zones receveuses, pour le recevoir.
La technique de greffe reste toutefois le plus souvent, la technique bandelette et comporte les temps suivants :
le prélèvement de la bandelette
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