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21. ANESTHÉSIE ET CHIRURGIE CAPILLAIRE

Aucune intervention, même si l'anesthésie est purement locale, ne peut se faire, d'après la loi, sans que le patient ait au préalable consulté un médecin anesthésiste.

Il est en effet important de connaître de façon méticuleuse toute l'histoire médicale du futur opéré , pour déceler soit des contre indications que la consultation par le chirurgien plasticien n'aurait pas décelées, soit de fragilités dont il faudra tenir compte pendant les 3 à 5 heures que durera la transplantation : angoisse mal contrôlée, tendance allergique, hostilité à toute immobilisation prolongée ou autre….et pour lesquelles un certain nombre de précautions supplémentaires devront être prises.

Comme nous l'avons déjà signalé, la présence d'un anesthésiste est de règle pendant toute l'intervention. Il en est de même pour l'appareil d'anesthésie générale, pour de l'oxygène, des toniques vasculaires, des sédatifs injectables et surtout de la cortisone si survient une réaction allergique brutale.

A noter que les seringues utilisées pour injecter l'anesthésique localement sont les mêmes que celles qui sont adoptées par les dentistes. Le cuir chevelu, nous le savons, est, dans les alopécies androgéniques, collé à la calotte crânienne et son injection par les produits anesthésiques exige une forte pression qui correspond assez souvent à un véritable exploit musculaire.

La plupart des secteurs du corps sont alimentés par un seul nerf qu'il suffit de bloquer pour obtenir une anesthésie de bonne qualité.

Il n'en est pas de même pour le cuir chevelu qui reçoit des branches multiples surtout au niveau du sommet du crâne (tonsure) et dans les régions pariétales.

Il faudra donc entourer d'un grand cercle d'anesthésique et à distance pour ne pas modifier les repères préalablement tracés,

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la région occipitale où est traditionnellement découpée la bandelette dans laquelle on isolera par la suite les greffons.

L'anesthésique sera également utilisé pour la zone receveuse qui, si elle est frontale est plus simple à prendre en charge, parce qu'elle n'est innervée que par deux nerfs.

On associe de principe un vaso constricteur à l'anesthésique pour diminuer le saignement possible de la région et augmenter par sa présence sa durée d'action.

L'anesthésie peut se faire en deux temps et de plus en plus, les praticiens massent dans un 1er temps les régions intéressées avec une crème anesthésique, pour que même les piqûres prévues ne soient pas ressenties.

Il existe même un injecteur ou seringue à ressort appelée Dermojet, qui sur simple pression, injecte à très grande vitesse le produit choisi dans les régions préparées, sans aucune sensation désagréable.

Les injections d'anesthésiques, enfin, obéissent à des règles bien précises. Pour éviter tout incident, il est recommandé de ne pas dépasser pour chaque région choisie, une certaine dose et de diluer si la région opérée occupe une trop grande surface, l'anesthésique à 30 % ou plus , pour remplir les conditions exigées.

De cette façon, pour ce qui est de l'anesthésie, les obligations de moyen et de résultat sont correctement remplies.

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