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Ce produit qui a reçu dès 1995 l'autorisation de mise sur le marché (AMM) n'est pas remboursé et exige donc un sacrifice pécuniaire important avec, comme nous l'avons vu, un bénéfice variable.

Il ne soigne pas la cause de l'alopécie androgènique, se contentant d'être un appoint dont il nous est pas permis de dire qu'il est négligeable.

Il ne pouvait être acheté en pharmacie que sur ordonnance, puisqu'il exige une surveillance tensionnelle régulière.

Il est souvent introduit dans des préparations hors circuit pharmacie, mélangé à des produits dits naturels, dont il est difficile d'apporter la preuve d'une activité réelle dans l'alopécie qui nous préoccupe, à savoir l'alopécie andro génétique.

2) Le Finalstéride

Ce médicament a par contre une histoire presque romantique et entre dans la catégorie des grandes découvertes médicales de hasard.

Les hommes possèdent un enzyme, les 5 alphas réductase, qui a pour mission " dangereuse " de transformer la testostérone en dihydrotestostérone toxique pour la prostate qu'elle faisait grossir de façon désagréable, avec tous les troubles fonctionnels qui l'accompagnent.

Les chercheurs ont alors réussi à mettre au point une substance capable de freiner , voire de supprimer l'effet de la 5 alpha réductase sur nos hormones mâles, et donc de rendre la vie plus agréable aux milliers d'hommes d'un certain âge , porteurs d'un adénome de la prostate , tumeur bénigne bien sûr , mais gênante quand même.

Ce produit est commercialisé et utilisé à grande échelle par les urologues et les néphrologues.

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Il a suffi , à un congrès , que certains spécialistes , plus observateurs que les autres, remarquent que l'administration de finalstéride ( qui est le nom générique ) s'accompagnait dans une proportion convaincante d'une repousse de cheveux chez les hommes jeunes ou plus vieux , porteurs d'une calvitie débutante à ses différents stades .

Nous devons à ce constat des travaux considérables qui ont mis définitivement au point, au niveau biochimique , les causes de la calvitie, rapportées maintenant de façon non discutable, comme nous l'avons déjà écrit, à une sensibilité génétique particulière des glandes sébacées et des bulbes pileux à la dihydro testostérone qui ne peut exister que si du 5 alphareductase circulent dans l'organisme pour y jouer son rôle nocif.

Freiner cet enzyme pour retarder ou bloquer la chute de cheveux allait donc de soi. Un produit était disponible. Il était opportun, pour les praticiens, non au courant des démarches qui lui avaient donné naissance, de changer son nom tout en gardant le même mode d'administration et la même posologie.

Le Finalstéride est donc le traitement de la cause, mais il faut là encore l'administrer de façon presque continue pour qu'il reste utile.

Il est en effet impossible d'arrêter définitivement la production de 5 alphas réductase par l'organisme et ce dernier, si le freinage s'arrête, reprend aussitôt sa fabrication.

Donc prostate et cuir chevelu, même combat !

La prise buccale de finalstéride exige, comme pour tout autre médicament, une surveillance. Les effets indésirables sont rares au niveau du cuir chevelu mais il nous faut signaler un risque d'impuissance, une diminution de la libido, de l'éjaculation précoce ou même de la gynécomastie qui s'atténueront et disparaîtront, dès que l'administration du produit sera interrompue.

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