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Ils ont une idée fixe dont rien ne les peut guérir, une opération moins que tout le reste.
Ils se découvrent des difformités qu'ils n'ont pas ou grossissent démesurément celles qu'ils portent.
Le miroir ne les quitte pas. Ils se contemplent sans cesse et vous montrent de bonne foi , glace en mains , des dysmorphologies purement imaginaires .
Après une interventions chirurgicale, ils en demandent une autre puis une autre encore, jamais satisfaits et continuant à voir autour d'eux des gens qui les narguent pour leur laideur, s'en détournent pour leur odeur et les dédaignent pour l'ensemble de leurs disgrâces.
Le chirurgien a le devoir d'écarter de lui tous ces demi déments et de ne jamais entreprendre sur eux le moindre acte opératoire ".
R. Baran en 1968, médecin d'expérience, publiera en 1968 un article important concernant " les possibilités et limites de la transplantation capillaire dans l'alopécie séborrhéique masculine " dans le Bulletin de la Société Française de Dérmatologie Syphiligraphie, qui libèrera tous les médecins plasticiens ou dermatologues de cette pression négative d'un corps médical qui refuse toute avancée technologique et tout progrès, dès lors qu'il change ses habitudes.
Revenons dans notre histoire, à François 1er qui, en jouant dans un champ de neige avec des torches enflammées, se brûla accidentellement les cheveux, la gravité des brûlures étant telle qu'il fallut lui raser le cuir chevelu pour permettre une bonne cicatrisation.
On raconte que par déférence pour leur monarque, les courtisans se firent également tondre.
- Louis XIV, le Roi-Soleil ne fut pas épargné par la calvitie. Son barbier le rasait quotidiennement, en secret, et lui mettait une volumineuse perruque bouclée.
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- La reine Marie-Antoinette perdit brutalement les cheveux foncés de sa chevelure " poivre et sel " lors de son embastillement en 1792. Ce fut l'explication du blanchiment brutal de sa chevelure, ou canitie
Le plus ancien spécialiste des maladies du cuir chevelu est, d'après certains témoignages, l'égyptien Hakiem el Demagh (4000 ans avant J.-C.).
Les premiers traitements utilisés contre la chute des cheveux dateraient de cette époque.
Néfertiti utilisait une mixture a base de graisse d'animaux et de henné
Hippocrate, cité par de nombreux chirurgiens plasticiens, estimait déjà que l'approche du traitement de la calvitie devait être médicale.
Il conseillait une préparation antichute préparée puis malaxée, de laudanum avec de l'huile de rose, du suc d'acacia et , en cas de calvitie évoluée appliquer des cataplasmes a base de cumin, de fiente de pigeon, raifort pilé et ortie.
Au XVIIe siècle, le Dictionnaire des Femmes (Londres, 1694) proposait parmi différents traitements capillaires une mixture antichute. Celle-ci était obtenue en trois étapes :
- Broyer une demi-poignée d'écorces de pins, de feuilles de myrte et de cheveux jeune fille
- Faire mariner ce broyat dans du vin blanc et y ajouter une once d'huile de grain, (le radis,
- Filtrer le liquide obtenu. Cette lotion devait être appliquée sur le cuir chevelu le soir au coucher.
Une autre " recette " était préconisée en cas d'échec de ce premier traitement : faire macérer dans de l'huile de la graisse de nigelle, des baies de genévrier, de verveine, d'armoise amère et du laudanum.
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