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Nombreux sont les individus célèbres et chauves dans l'histoire, acceptant plus ou moins bien, pour l'époque, une alopécie définitive et non curable malgré les onguents et crèmes inventés aussi bien par quelques rares médecins intéressés par ce problème que par un nombre non limité de " paramédicaux ".
- La reine Néfertiti par exemple était affligée d'une alopécie d'origine peladique qu'elle enduisait d'une mixture complexe faite de graisse de lion, graisse d'hippopotame, graisse de crocodile, graisse de chat, graisse de serpent et graisse de bouc égyptien.
- Cette composition a été retrouvée sur le papyrus d'Ebers.
- Ramsès II avait également une alopécie d'origine peladique.
- Socrate se consolait devant son important dégarnissement capillaire en estimant que " l'herbe ne pouvait pousser dans les rues actives ".
- Hippocrate était célèbre pour la pauvreté de sa chevelure. Il donna son nom aux calvities importantes.
- Jules César masquait son alopécie sous une couronne de feuilles de laurier. Il obtint, par un vote du sénat, la possibilité de la porter en permanence.
Il y avait donc, à toutes les époques, une très forte demande de soins, mais rares sont les publications orientées vers une action directe sur le cuir chevelu.
Citons parmi les 1ers cosméticiens , Jean Liébault ( 1534-1596 ) auteur de recettes de beauté publiées en latin et en français en 1582 " trois livres de l'embellissement du corps humain " dans lesquels on trouve des recettes pour allonger les cheveux , les rendre crépus , les éclaircir ou les noircir et des chapitres sur la beauté des jambes ou des mains et bien d'autres encore.
Même Michel de Nostradamus ( 1503-1566 ) , médecin , dans l'unique ouvrage de médecine que l'on possède de lui, "l'excellent et moult utile opuscule de diverses façons de fardements et senteurs
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pour
embellir la face ", nous donne des conseils pour soigner le cheveu , le blondir et des recettes pour des eaux et des huiles de senteur , des pommades ou des poudres à multiples usages.
On découvre au début du 17ème siècle dans un ouvrage de Jean Vigier, médecin de la Faculté de Montpellier, les 1ers résultats obtenus dans la chirurgie dermatologique et on relève des indications dans des " indispositions meslées, telles que alopécie, canitie ou blancheur des cheveux, maladie pelliculaire, excès de poils et moyens de l'empêcher de renaistre "….
Louis Guyon , mort en 1630, médecin dans la ville de Dôle est auteur d'un important traité intitulé " le miroir de la beauté et santé corporelle " en deux tomes , dans lequel on trouve une étude du poil avec les problèmes de couleur , de chute et d'épilation et l'énumération de beaux remèdes universels pour se rendre beau de toute sa personne , s'entretenir de sa beauté et comme se rajeunir ….. Pour " sauvegarder la beauté du cuir de tout le corps ".
On doit citer aussi Nicolas de Bligny ( 1652-1722 ) , chirurgien , auteur d'un ouvrage intitulé " secrets concernant la beauté et la santé ", paru en 1688 ou l'on trouve des teintures secrètes pour les cheveux , des formules de dépilatoires et bien d'autres préparations secrètes qui valurent à l'auteur d'être considéré comme un charlatan et le conduisirent pour plusieurs années en prison.
Pendant de très nombreuses années, pour ne pas dire plusieurs siècles , le cheveu n'intéresse pas le médecin qui consacre beaucoup de son temps et de ses efforts à venir à bout de la syphilis et des maladies vénériennes.
L'orientation esthétique de l'intervention de médecins est vivement critiquée et on trouve , cité par Robert Baran , une diatribe du Dr Sabouraud , dont il convient de noter " l'absence d'humour et le parti pris " :
"Un certain nombre de patients qui sollicitent du chirurgien des opérations esthétiques sont des toqués, des obsédés.
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