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19. LA CHIRURGIE AU 21ème SIÈCLE

La chirurgie capillaire agressive n'a plus le droit de cité.
Une exigence de bien être pour le patient, d'esthétique et d'innocuité a conduit les praticiens à rejeter toute manipulation directe du cuir chevelu que l'on mobilisait , que l'on gonflait, que l'on faisait tourner, que l'on découpait, que l'on électrifiait ou que l'on arrêtait de nourrir , sans pour autant obtenir des résultats probants et répétitifs.

C'est sans doute les échecs répétés qui ont conduit des praticiens japonais à réaliser pour le 1ère fois des greffes capillaires , dans les années 30 , dans des conditions au départ aléatoires, ( Docteurs Issagawa puis Okuda et Tamura).

Les travaux du Docteur Norman Orentreich (New-York) apportent les bases scientifiques, améliorent et popularisent la technique des implants dans les années 50. La technique du trépan ou "punch" développée par Norman Orentreich dès 1952 restera la technique de référence jusqu'aux années 80.

Les cheveux prélevés en groupe de 20 à 30 à l'aide de trépans circulaires de 3 à 5 mm sont ensuite implantés dans la région dégarnie à l'aide des mêmes instruments.

Les greffes de cheveux ont alors un aspect dit en "cheveux de poupées", la zone prélevée étant truffée de cicatrices arrondies.

L'utilisation de plus petits greffons ne débutera qu'en 1983.

Le prélèvement circulaire habituel est coupé en deux ou en quatre puis les greffons sont implantés au sein d'orifices de tailles équivalentes réalisés avec des punchs ou avec des incisions au bistouri (slit).

On assistera à une réduction progressive de la taille des implants avec pour conséquence, les minigreffes (4 à 5 cheveux) et les microgreffes (1 à 2 cheveux).

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La technique du prélèvement se modifie aussi, la "bandelette" fait son apparition, ce qui se traduit par le prélèvement d'un rectangle de peau à l'arrière du crâne suivie par une suture qui laissera une cicatrice fine.

Les greffons sont ensuite découpés par des techniciennes en "tranches" puis en minigreffes (mini) et microgreffes (micro).
La difficulté à couper les greffons d'une taille si petite poussera les médecins à utiliser le microscope qui permettra donc la dissection microscopique des implants popularisée par Bobby Limmer dans les années 90.

La mise au point d'unités folliculaires (FU) est à l'origine des bouleversements les plus récents.
Le prélèvement se fait le plus souvent par la technique de la bandelette.
Les greffons sont séparés en unités folliculaires par les techniciennes.
Les trous récepteurs sont réalisés par le médecin avec des aiguilles ou des lames de 1 mm.
Les greffes folliculaires (FU) ou ultramicrogreffes sont ensuite implantées par les techniciennes avec des pinces d'horlogers très fines.

Cette implantation de greffons de plus en plus petits nécessite la mise en place d'un nombre croissant de greffes afin d'obtenir une densité de cheveux comparable aux techniques plus anciennes.

A l'époque des punchs de 4 mm, une séance de 50 greffons de 30 cheveux transplante 1500 cheveux, les premières sessions de minigreffes comportent 500 minigreffes de 3 cheveux et transfèrent 1500 cheveux.

En 2006, les séances de 900 à 1200 minigreffes (soit 2000 et 3000 cheveux) sont habituelles alors que les sessions 1000 à 2500 greffes folliculaires (soit 2300 à 6000 cheveux) représentent une limite

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