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18. LES METHODES D'AUTREFOIS

Excepté la technique des extendeurs, plus actuelle mais lourde d'un point de vue chirurgical, et dont il sera question dans les pages qui suivent, de nombreuses autres techniques peuvent être utilisées isolément ou associées à la greffe de cheveux. Citonsles pour mémoire tant ces techniques appartiennent déjà au passé.

Citons en premier la technique des expandeurs. Des ballonnets sont placés entre le crâne et le cuir chevelu et sont gonflés progressivement en vue de créer une expansion cutanée des régions chevelues (aspect en oreilles de Mickey). Une fois l'expansion réalisée et les ballonnets ôtés, les régions chauves sont excisées et remplacées par des lambeaux de cuir chevelu distendu.

Nous avons ici affaire à une technique de chirurgie réparatrice et non à une technique de chirurgie esthétique, qui permet la reconstruction, par exemple, de cuirs chevelus partiellement brûlés. Les suites opératoires sont éprouvantes, douloureuses et incompatibles avec une vie sociale normale pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Le risque ultime de ce type d'intervention consiste en la mort d'une partie ou de la totalité d'un ou plusieurs lambeaux, selon la technique utilisée, et donc l'apparition de cicatrices parfois monstrueuses et impossibles à dissimuler.

La deuxième de ces techniques est la technique des lambeaux de rotation qui a été décrite par Passot en 1931, puis développée par juri, Nataf et bien d'autres. Nombreux sont les auteurs qui n'ont juré, et ne jurent encore, que par l'une ou l'autre de ces techniques dont ils sont souvent les inventeurs et auxquelles ils ont associé leur nom.

Il est incontestable que (échec d'un lambeau peut entraîner parfois, en cas de nécrose de ce dernier, d'irréparables séquelles esthétiques. Bien sûr, certains réussissent à s'implanter, fort heureusement, mais que dire du résultat esthétique. En effet, la bordure frontale ainsi recrée, quelle que soit la méthode utilisée, offre l'apparence d'un coup de crayon barrant le front, aussi régulier qu'un trait de maquillage soulignant le contour de l'œil.

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La densité de cheveux supérieure obtenue grâce à cette technique est bien son seul avantage sur la microtransplantation. Cette technique pourrait donc trouver son application chez un patient ayant le goût du risque et souhaitant retrouver une densité comme à l'origine. Ce pourrait être un type précis de patient, soit un homme de 50 ans et plus dont la calvitie est stabilisée et qui affiche de petits golfes. En dehors de ce cas de figure, qui représente par ailleurs une merveilleuse indication de microtransplantation, il est déconseillé à quiconque d'avoir recours à ce type de traitement

Une troisième technique consiste en la réduction de la tonsure classique et correspond à une excision suture, après décollement sous cutané, d'une portion de cuir chevelu chauve. La rançon cicatricielle se complique souvent d'une distension secondaire de la surface réduite, ramenant souvent le patient, quelques mois ou quelques années plus tard, à l'état initial (stretch back).

Et que dire de la greffe de cheveux synthétiques, une technique qui a causé tant de problèmes aux patients (infections parfois graves et rebelles au traitement; rejets; inflammation et cicatrisation difficile). Là encore, on ne peut conseiller à personne d'avoir recours à de tels procédés. Il est donc préférable d'écarter cette technique, à moins de la découverte d'un matériel biocompatible avec le corps humain, fondé sur des études cliniques qui prouvent sa parfaite tolérance et son innocuité pour l'organisme.

Enfin, quelques mots sur la technique des extendeurs qui est sans doute, parmi toutes les techniques décrites précédemment, la plus actuelle, la plus innovante et la plus originale. Le principe de l'extension repose sur l'étirement des zones chevelues, par l'équivalent d'une membrane élastique placée sous la peau. Cette méthode, très différente de celle des expandeurs, a pour conséquence la compression de la surface chauve qui peut, dans un second temps opératoire, être excisée et suturée.

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