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13. LA CALVITIE

Elle correspond à la chute progressive puis définitive des cheveux.
On la différentie de l'alopécie aigüe qui est aussi une chute brutale sur quelques mois mais qui a l'avantage d'être toujours associée à une repousse dans un délai variable.

La calvitie est plus sévère quand son début est précoce.

Elle évolue en moyenne sur 10 à 15 ans, et les médications proposées ont rarement le pouvoir de retarder son installation de façon conséquente.

Seuls deviennent chauves les individus porteurs d'une certaine hérédité et sujets à des dérèglements hormonaux qui passent par une transformation trop rapide de testostérone en dihydrotestostérone (DHT), sous l'influence d'une enzyme ; la 5 alphha réductase.

Cette DHT va dans un 1er temps stimuler la sécrétion de sébum, d'où séborrhée permanente qui finira par boucher les follicules pilaires et indirectement les asphyxier.

Mais la DHT a aussi le pouvoir d'agir directement sur les cellules germinales du bulbe qu'elle va intensément stimuler.

Le bulbe n'aura pas les moyens de résister à ces agressions et ne gardera ses fonctions de façonnier que 2 à 3 ans au lieu de 5.

Les 20 cycles prévus ne dureront donc qu'une vingtaine d'années au lieu du double et il sera impossible à l'organisme lorsque ces cycles sont épuisés de recréer des néo bulbes fonctionnels ou d'aller en chercher dans des réserves.

Cette situation est toutefois paradoxale puisque ce ne sont pas l'ensemble des cheveux qui réagissent de cette façon mais seulement ceux qui sont implantés au sommet du crâne, au dessus du front et dans les régions pariétales.

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Les cheveux qui sont implantés sur les côtés (tempes et région occipitale) ne sont absolument pas influencés par l'action du DHT, résistent donc bien à ses agressions et continuent sans effort à couvrir les 20 à 25 cycles dans les temps réglementaires.

L'explication est sans doute embryonnaire, comme nous avons eu l'occasion de le signaler dans un autre chapitre.

Cette anomalie a conduit des chirurgiens au début du siècle à recueillir des cheveux de la couronne pour remplacer les cheveux manquants du haut du crâne, avec des succès certains.

Il a en effet été constaté que des cheveux de la périphérie gardaient leur comportement même s'ils étaient déplacés et ne subissaient en aucune manière l'influence de la DHT tout au long des années.

Les succès remarquables de la chirurgie plastique capillaire s'appuient sur cette démarche et les seuls progrès opérés dans ce domaine l'ont été dans la sphère esthétique, répondant ainsi à l'exigence des clients qui souhaitaient retrouver leur chevelure d'antan et non une plantation hétérogène de follicules pileux ici et là sur leur crâne dégarni.

Une calvitie peut et doit donc être réparée et la prise de décision chirurgicale dans le choix de la gestion des microgreffes, dépend du stade atteint par cette calvitie.

Il existe plusieurs classifications chez les hommes, mais celle qui est la plus utilisée est celle d'Hamilton qui décrit sept phases :

- la phase 1 correspond au creusement symétrique, enavant des globes temporaux frontaux
- la phase 2 voit le creusement augmenter et un toupet antérieur s'individualiser
- la phase 3 ajoute un éclaircissement des cheveux au sommet du crâne appelé tonsure

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